15ème Journée mondiale contre la peine de mort : pauvreté
Journée mondiale
Le 10 octobre 2017, la Coalition mondiale contre la peine de mort souhaite attirer l’attention sur les raisons pour lesquelles les personnes vivant dans la pauvreté sont plus susceptibles d’être passibles de la peine de mort.
A partir des années 1980, une dynamique générale en faveur de l’abolition de la peine de mort a émergé et s’est résolument poursuivie jusqu’à aujourd’hui. Selon Amnesty International, seuls 16 pays avaient aboli la peine de mort en droit pour tous les crimes en 1977. A l’heure actuelle, les deux tiers des pays du monde (141) sont abolitionnistes en droit ou en pratique.
Cependant, une constante dans le recours à l’utilisation de la peine de mort est inextricablement lié à la pauvreté. Les inégalités sociales et économiques nuisent à l’accès à la justice des personnes condamnées à mort, et ce pour plusieurs raisons : l’accusé dans une telle situation d’inégalité pourrait manquer de ressources (sociales, économiques, mais aussi de pouvoir et de relations politiques) pour se défendre et sera le plus souvent marginalisé en raison de son statut social.
La peine de mort est en ce sens une pratique discriminatoire, souvent utilisée contre les pauvres et doit être abolie.
La peine de mort en pratique
• 104 pays ont aboli la peine de mort pour tous les crimes ;
• 7 pays ont aboli la peine de mort pour les crimes ordinaires ;
• 30 pays sont abolitionnistes en pratique ;
• 57 pays sont rétentionnistes ;
• 23 pays ont procédé à des exécutions en 2016 ;
• Les 5 pays qui ont le plus exécuté au monde en 2016 sont : la Chine, l’Iran, l’Arabie saoudite, l’Irak et le Pakistan.
1. Organisez un débat public et une projection de film avec des familles de victimes, des experts… : utilisez notre kit de mobilisation pour plein de conseils pratiques!
2. Organisez une exposition (photo, dessins, affiches) ou une pièce de théâtre
5. Faites appel à vos gouvernements pour qu’ils suivent les recommandations de la Journée mondiale: utilisez notre modèle de lettre aux gouvernements de pays rétentionnistes.

