12ème Journée mondiale contre la peine de mort
Journée mondiale
Le 10 octobre 2014, la Coalition contre la peine de mort et d’autres organisations abolitionnistes dans le monde célèbreront la 12ème Journée mondiale contre la peine de mort, au cours de laquelle l’attention sera attirée sur les préoccupations particulières des détenus, accusés ou condamnés, souffrant de problèmes de santé mentale. Tout en s’opposant de manière absolue à la peine de mort, les abolitionnistes souhaitent également que les mesures de protection existantes soient mises en œuvre. Parmi ces mesures figure l’exigence établie par les normes relatives aux droits de l’homme selon lesquelles, les personnes souffrant d’une pathologie mentale ou de déficiences intellectuelles graves ne peuvent pas être condamnées à mort.
La peine de mort, lorsqu’elle est prévue par la loi, doit être réservée aux criminels les plus dangereux (les « pires des pires ») et doit offrir le plus haut niveau de protection à ceux qui en font l’objet. Les normes internationales protègent certaines personnes spécifiques, qui ne devraient jamais être exécutées. Ces personnes sont les enfants, les femmes enceintes et les personnes souffrant de désordres mentaux. Entre 2010 et 2013, seuls 31 pays ont procédé à des exécutions1. L’écrasante majorité des États du monde (plus de 160) n’ont pas eu recours à la peine de mort au cours de cette période. La tendance en faveur de l’abolition observée au cours de la décennie se poursuit. Cependant, puisque la peine de mort continue d’exister, les personnes souffrant de déficiences mentales courent le risque d’être condamnées à mort et exécutées, en violation des normes internationales.

